Un an sous pression : l’infrastructure crypto face à la réalité du marché

❄️ Analyse Snow-Fall 365 jours

Quand le marché punit l’infrastructure, sans la détruire

Regarder une année entière de marché n’est jamais confortable.
Sur 365 jours, les chiffres ne flattent personne. Ils ne racontent aucune success story, aucun retournement spectaculaire, aucun récit facile à vendre.

Chez Snow-Fall, c’est précisément pour cela que nous les regardons.

Notre rôle n’est pas de produire de l’enthousiasme artificiel, mais de lire l’état réel du terrain. Et le terrain, aujourd’hui, est encore froid, dur, parfois hostile. Un hiver prolongé pour l’infrastructure crypto.


Sur l’ensemble des projets analysés, le constat est simple : aucun actif n’est positif sur un an.
Même les fondations du marché n’y échappent pas. Bitcoin reste le plus résilient, mais il est malgré tout en retrait. Ethereum suit la même trajectoire.

Plus on descend dans la pile — vers l’infrastructure intermédiaire, les réseaux spécialisés, les protocoles de données ou de connectivité — plus la correction est sévère. Les chiffres deviennent rudes : –60 %, –80 %, parfois davantage.

Ce n’est ni une anomalie, ni un accident.
C’est un cycle.


Une précision s’impose.

Certains rappelleront que le marché a connu des pics, parfois spectaculaires. Des sommets ont été atteints, des records annoncés, des graphiques célébrés.
Mais cette analyse ne mesure pas l’émotion d’un instant. Elle mesure un cycle complet.

Sur 365 jours, ce qui compte n’est pas le point le plus haut, mais le point d’arrivée. C’est ce différentiel final qui indique si un actif a réellement traversé l’année en créant de la valeur… ou en en perdant.

Bitcoin a connu des phases de force, c’est incontestable.
Pourtant, sur l’ensemble de la période observée, son score final reste négatif.

Ce n’est pas un jugement.
C’est une photographie.


Ce que le marché a rejeté cette année est révélateur.
Il ne s’agit pas d’une sélection technique, mais narrative.

Tout ce qui ne promettait pas de rendement immédiat a été mis de côté :
les validateurs,
les réseaux sobres,
les briques de souveraineté,
les infrastructures qui fonctionnent sans discours tapageur.

Pendant que l’attention se portait ailleurs, ces réseaux ont continué à faire exactement ce pour quoi ils existent : tourner. Les blocs ont été produits. Les données relayées. Les nœuds maintenus. Le travail invisible a continué.


Sur des horizons plus courts, certains mouvements apparaissent.
Sur 30 ou 90 jours, quelques projets montrent des signes de réveil, parfois brusques, parfois plus progressifs.

Soyons clairs :
ce n’est pas un bull market.
ce n’est pas un retournement confirmé.
et certainement pas une promesse.

Dans l’univers de l’infrastructure, les cycles ne commencent jamais par des feux d’artifice. Ils commencent par des ajustements silencieux, quand le marché recommence à regarder ce qui fonctionne réellement.


Une confusion persiste souvent en crypto : assimiler un prix bas à un projet mort.

Un projet d’infrastructure ne meurt pas quand son token chute.
Il meurt quand ses nœuds s’éteignent, quand ses validateurs quittent le réseau, quand ses usages disparaissent.

Ce n’est pas ce que nous observons aujourd’hui.

Chez Snow-Fall, nous continuons d’opérer ces réseaux. Nous les surveillons, nous les maintenons, nous les utilisons. Le prix a chuté, parfois violemment. L’infrastructure, elle, est toujours là.


Cette analyse n’est pas un appel à l’achat.
Ce n’est pas une tentative d’anticiper le prochain cycle.
C’est un point de situation.

Elle dit simplement ceci :
le marché a puni l’infrastructure, mais ne l’a pas détruite.
Et l’histoire montre que ce type de décalage ne dure jamais éternellement.


Chez Snow-Fall, nous ne suivons pas la météo quotidienne.
Nous observons si les fondations tiennent.

Sur 365 jours, malgré la purge,
elles tiennent encore.

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